Expo Sylvain Vallée, Maître de la narration et conteur de l’humain


Cette année, le festival Quai des bulles a mis à l’honneur l’enfant adoptif du pays Sylvain Vallée à travers l’exposition Sylvain Vallée, Maître de la narration et conteur de l’humain qui s’est tenue au Palais du grand large durant la durée du festival du vendredi 23 au dimanche 26 octobre.

Cela fait une trentaine d’années que le dessinateur se rend à Quai des bulles. Lycéen de Saint-Brieuc, il allait alors ses fanzines sous le bras à la rencontre des auteurs et n’a cessé depuis d’y revenir tous les ans. En octobre 2015, il se voit décerné du prix de l’affiche. Étant alors désireux de quitter la région parisienne pour s’installer au bord de la mer, Saint-Malo est devenu alors une évidence.

Affiche réalisée par Sylvain Vallée pour l’année 2016

Si l’exposition est à l’initiative de Quai des Bulles et d’Antoine Rivalan (Antoane), on lui a rapidement proposé de s’associer à la scénographie, chose qu’il a accepté ayant lui même réalisé par le passé des scénographies d’expositions notamment aux festivals de Laval et de Château-Gontier.

Nous allons pouvoir suivre chronologiquement le parcours de l’ancien étudiant en arts graphiques à l’Institut Saint-Luc de Bruxelles qui fit ses débuts dans l’illustration et le dessin de presse à travers huit espaces créés autour des planches originales de chaque album.

1. Ses premier pas

2. L’écrin, son premier album (Le Cycliste, 1997)

3. Gil St-André, scénario Jean-Charles Kraehn (tomes 3 à 8), Glénat (1999-2008)

4. Il était une fois en France, scénario Fabien Nury, Glénat (2007-2012)

5. XIII Mystery 7 – Betty Barnowsky, scénario Joël Callède, Dargaud (2014)

6. Katangascénario Fabien Nury, Dargaud (2017-2019) 

7. Tananarive, scénario Mark Eacersall, Glénat (2021)

8. Habemus Bastard co-scénarisé avec Jacky Schwartzmann, Dargaud (2024)

La part belle est donné aux planches originales. Pas de cartel sauf pour ses premières oeuvres ou si l’œuvre exposée a une particularité telles les illustrations inédites. C’est autour de celles-ci que va s’articuler la scénographie : documentation, vitrines contenant les éléments qui l’ont inspiré, travaux préparatoires, objets liés aux différents albums …

Plus qu’un dessinateur, Sylvain Vallée est un véritable narrateur graphique au style bien reconnaissable. Sa maîtrise parfaite de la mise en scène, du découpage, du cadrage, de l’utilisation de la lumière, son trait semi-réaliste mêlant réalisme et caricature mettent en lumière la nature humaine dans toute sa complexité.

Sa collaboration avec différents scénaristes va lui permettre de varier les genres, les cadres, les époques toujours avec un souci de dévoiler les différents facettes de nature humaine. Dans chaque espace, un court texte nous éclairant sur le processus de création va mettre à l’honneur le scénariste.

Et même si à une ou deux exceptions près les planches sont en noir et blanc, les coloristes dont les noms figurent juste en dessous des scénaristes n’ont pas été oubliés.

Madame Blin, Travail d’étudiant, 1992
Serial Killer, Travail d’étudiant, 1993
Projet inabouti, 1996
Les Tontons flingueurs, 1996
affiche et carte postale, Éditions du cycliste
Gouache sur papier coloré
Les Escargots, 1996 Histoure courte pour le fanzine Oh, la vache
Acrylique blanche sur feuille noire
Tome 6 : Sœurs de larmes
2003, Glénat
Couleurs : Patricia Jambers, Gouache sur bleu de mise en couleur
Tome 4 : Le Chasseur, 2000
Couverture édition originale, Glénat
Encre de Chine et feutre

Portrait de joseph Joanovici, 2016

Illustration inédite

Couverture du tome 2 : Le Vol noir des corbeaux

Glénat

Paris-brûle-t-il ? 2019

Illustration inédite

Atterrissage de nuit, 2024

Illustration inédite

Scénario : Joël Callède,
Couleurs : Bérengère Marquebreucq
Scénario : Mark Eacersall, couleurs Delf

Après avoir exploré différents horizons grâce notamment à la collaboration avec différents scénaristes, ayant achevé son apprentissage d’auteur/dessinateur, Sylvain Vallée va franchir le pas et fort de l’expérience acquise va continuer l’aventure mais en solo cette fois.

Texte et photos de Francine VANHEE

POUR ALLER PLUS LOIN